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Au conseil municipal du 26 janvier 2009

 

 

Nous retenons :

 

· Le DOB [Débat d’Orientation Budgétaire] constitue le point important de ce conseil. Voici la déclaration de Mireille Bonnet, élue de Solidarité Participation Ecologie en charge des finances :

 

« Monsieur le Maire, vous aviez écrit dans votre programme et vous avez répété lors des vœux aux mulatins que votre équipe municipale était renouvelée et rajeunie, Mais malgré cela, les débats d’orientation budgétaire se suivent et se ressemblent

Peut-on d’ailleurs parler d’orientation budgétaire, lorsqu’il ne s’agit que d’un inventaire des dépenses et des recettes que malheureusement nous ne pouvons même pas qualifier de « à la Prévert ».

Et ne parlons pas des orientations budgétaires pour les prochaines années, elles sont inexistantes...

 

Un simple inventaire comptable sans chapeau stratégique concernant le devenir de notre commune.

 

Évidemment, comme chaque année vous vous réjouissez du peu d’endettement et du faible taux d'imposition sur la commune.

Mais nous pensons qu’un budget sans endettement n’est pas un bon budget.

Car cela signifie qu’aucune action structurante, nouvelle n'est prévue .

Or, une commune n’est vivante qu’avec des projets nouveaux.

 

Devons-nous compter sur le Grand Lyon pour que quelque chose de novateur soit fait à La Mulatière ?

Mais à vous entendre il faudrait, en plus que ce soit gratuit...

 

Car, quoi de nouveau dans l’inventaire :

1/ une étude de faisabilité pour une pelouse synthétique au stade.

Nous sommes d'accord pour cet investissement s'il s'agit de plastique recyclé et que le sol en dessous ne soit pas asphyxié. Il faut donc que ce soit le sujet de l’étude.

2/ ……………rien

Tout le reste de l’investissement n’est que de l’entretien ou du renouvellement obligatoire.

 

Pour notre part nous en resterons aux orientations budgétaires.

Nous aurions voulu entendre les éléments d’une politique tournée vers :

1/ l'environnement :

La charte environnementale qui est en cours d'élaboration prévoit des actions à la charge de la commune.

Or il n'y a aucun élément de financement dans le débat, est-ce que cela veut dire que ces travaux sont reportés à l'année prochaine ?

 

2/ la vie économique :

Selon nous elle devrait avoir pour mission de :

- conserver et développer les activités existantes

- attirer de nouvelles activités.

Pour cela il faut mettre des moyens humains et financiers

3/ la vie culturelle

Elle fonctionne actuellement surtout avec les associations et des bénévoles appuyés par les subventions et vos paroles d'encouragement.

Cette façon de procéder nous paraît bien fragile. Et est-ce vraiment une politique culturelle ?

 

4/ la vie sociale

Des mulatins ont faim...

Vous reconnaissez que les mulatins sont touchés par la crise économique comme une majorité des français.

Or, c'est le résultat d'une politique gouvernementale ultra libérale génératrice de précarité et non de relance économique, politique que vous défendez.

Sur La Mulatière, cela se traduit par des cas de détresse de plus en plus nombreux que vous semblez ignorer car rien ne transpire dans les commissions.

Nous vous demandons solennellement ce soir quelles sont vos orientations en matière de logements, aide alimentaire et plus généralement, aide aux plus démunis.

Pourquoi cachez-vous cette réalité ? Car, si quelque chose est honteux, c'est de savoir et de ne rien faire. « 

                  

 

· Une demande d’autorisation de Monsieur le Maire pour “engager liquider et mandater” des dépenses d’investissements alors même que ces projets n’ont pas été débattus en commission des finances Cette façon de faire qui court-circuite les procédures démocratiques n’est pas normale

· Une augmentation considérable du prix des vacations funéraires, suite à une loi de décembre 2008 ; nous nous abstenons sur ce point.

· Une demande de subventions à l’Etat pour les travaux de la salle des fêtes, désormais appelée salle polyvalente : bien sûr nous votons pour

· Actions du CUCS [Contrat Urbain de Cohésion Sociale] : il s’agit de différentes actions (permanences de la psychologue familiale ; financement de différentes fêtes de printemps, musique etc.. ; animations des centres sociaux à la maison du confluent ; animations pour les jeunes en difficultés ; soutien scolaire ; apprentissage de la langue française …..) soutenues par l’Etat et pour certaines par le Grand Lyon : bien entendu nous votons pour

 

Puis nos élus interviennent sur un certain nombre de sujets dont l’un est très important :

 

La situation de l’Ecole Publique : Monika Thomas, élue de Solidarité Participation Ecologie en charge de l’école lit à l’assemblée une synthèse de la lettre que nos élus d’opposition ont adressée au ministre de l’éducation nationale Xavier Darcos avec copie à Monsieur le Maire et son conseil Municipal, Monsieur Terrot député, Madame l’inspectrice d’Académie, ….              :

 

« Quelle société nous préparez-vous ?   Quel avenir pour nos enfants ?

 

 

Nous apprenons à quelques jours d’intervalle que les départements du Rhône et de la Mayenne seront « pilotes » à la rentrée 2009 pour le projet de déscolarisation des enfants de 2 à 3 ans, et que vous-même venez, à l’occasion d’une rencontre avec des recteurs d’académie, d’opérer un léger recul sur la question de la suppression des Réseaux d’Aides Spécialisées auprès d’Elèves en Difficultés (RASED).

 

Il est donc particulièrement urgent pour nous, Elus de Gauche de La Mulatière, de faire entendre notre solidarité totale avec les parents, la Fédération de parents d’élèves FCPE, les enseignants, les Délégués Départementaux de l’Education Nationale (les DDEN, observateurs citoyens bénévoles accrédités participant aux conseils d’école) de notre commune qui se mobilisent depuis des semaines pour attirer l’attention de leurs concitoyens sur ces graves atteintes aux principes de l’égalité des chances et de l’aide aux plus défavorisés.

 

Comme dans des milliers de communes, les parents ont été à l’initiative d’une réunion publique le 11/12/08 , ils ont accroché depuis des banderoles devant l’école, et ils ont adopté le « gilet fluo » en signe de protestation permanente pour accompagner leurs enfants à l’école.

 

A l’école publique maternelle et primaire du Grand Cèdre, qui était classée jusqu’à la rentrée 2008 en « zone difficile », nous constatons que les moyens INDISPENSABLES mis à disposition par le RASED sur le secteur sont déjà chroniquement, et de plus en plus, insuffisants au regard de l’accroissement des difficultés économiques et sociales d’une partie importante de la population de la commune et du nombre de personnes et de familles en détresse (confirmé par un récent rapport du CREFE, Centre de Ressources Enfance Famille Ecole Ain-Rhône). Selon les acteurs locaux, 40 % des élèves sont aidés par les services sociaux, et nous évaluons à environ 30 % la proportion de ceux qui présentent, dès la maternelle, des difficultés cumulées qui relèveraient du dispositif RASED, soit entre 60 et 70 élèves pour seulement ½ poste d’enseignante spécialisée.  Des élèves qui se retrouvent ensuite au collège public du secteur avec, non seulement de graves lacunes sur le plan scolaire, mais aussi des difficultés non résolues de socialisation, sources de perturbation importante pour la suite de leur apprentissage (et pour les classes auxquelles ils sont intégrés).

 

Or la distinction « école en zone difficile », qui permet entre autres de baisser les seuils de maintien ou de création de classes (et donc d’alléger les effectifs) vient d’être retirée à la Mulatière. On voit par là les aléas, les incohérences et l’arbitraire auxquels sont de plus en plus soumises les écoles publiques, leurs enseignants et leurs projets, leurs élèves, et les nombreuses familles pour lesquelles la qualité et la pérennité de ce service public est d’une importance vitale.

 

Liberté, égalité, fraternité  pour qui ?

 

 

Les élus de la Gauche Mulatine dénoncent avec la plus grande force les véritables mesures de démantèlement de l’Ecole Publique que constituent ces réformes.

 

Dans notre commune de La Mulatière, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter de cette régression insupportable du service public d’éducation, et cela encore une fois dans un contexte économique qui s’annonce dramatique.   L’accueil des tout-petits à l’école est, nous le savons tous, un enjeu social autant qu’éducatif.  Nous nous opposons à un projet qui, pour économiser des postes d’enseignants, abandonnera cette tâche à l’ «initiative » et aux financements aléatoires des collectivités locales, et la verra confier à des personnels forcément, la plupart du temps, moins qualifiés.

 

Sur le chapitre de l’argent public et des éventuelles « économies » à faire dans le domaine de l’éducation :

 

Tout en ne remettant pas en cause les écoles privées existantes, qui font désormais (souvent) partie intégrante du « paysage » local et répondent à des besoins sur lesquels un consensus s’est établi, nous refusons pour autant avec la plus grande fermeté qu’elles soient favorisées de fait par les différentes mesures de « réorganisation » déjà prises ou envisagées par le gouvernement de M. Sarkozy.  En particulier, malgré le silence total des media sur ce sujet, il ne nous a pas échappé que, dans le cadre du tout récent « plan banlieues » de Mme Fadela Amara, et au moment même où M. Sarkozy et vous-mêmes estimez urgent de réduire significativement les dépenses consacrées à l’enseignement public des premier et second degrés, une  nouvelle concession financière vient d’être faite à l’enseignement privé : après avoir largement institué le financement de l’école privée a posteriori, l’état franchit une étape supplémentaire en subventionnant désormais l’enseignement catholique pour l’aider à s’implanter…. dans les « quartiers sensibles », là où les établissements publics et leurs équipes ont été laissés à l’abandon pendant des années !!!!

 

Nous redisons ici avec force, AU NOM DES PRINCIPES FONDATEURS d’EGALITE et de FRATERNITE de ce pays, que l’ECOLE PUBLIQUE, l’ECOLE DE LA REPUBLIQUE, DOIT RESTER DANS LES FAITS, de la maternelle à l’enseignement supérieur, en passant par l’enseignement spécialisé dû aux enfants handicapés et en difficulté, LA PRIORITE DE D’ETAT, et donc de son gouvernement quel qu’il soit.  

 

Nous, conseillers municipaux de gauche de La Mulatière, disons qu’il est politiquement irresponsable et provocateur de persister dans un plan de réduction drastique des moyens consacrés à l’éducation et à l’intégration sociale des plus démunis. Après l’hôpital, la poste, l’électricité et le gaz, les télécommunications, les autoroutes,… autant de services livrés les uns après les autres aux lois mercantiles de la rentabilité et du profit, c’est à un service public de plus que vous vous attaquez, M. le Ministre, au mépris du sens le plus élémentaire du bien commun.

 

NOUS, ELUS DE LA GAUCHE MULATINE, DEMANDONS :

 

♦  la suppression pure et simple du projet d’ « expérience pilote » de déscolarisation des enfants de 2 à 3 ans à l’école publique de La Mulatière, et plus largement dans le Rhône et à l’échelle nationale ;

 

♦  le maintien et le renforcement des moyens consacrés au RASED sur la commune, et plus largement sur le reste de l’académie et du territoire national, ainsi que le classement de l’école en zone RAR (Réseau Ambition Réussite) ;

 

♦  le maintien, à la rentrée 2009 et à long terme, sur l’académie du Rhône et sur le territoire national, d’établissements et de structures spécialisés qui ont fait leurs preuves et sont les seuls moyens d’assurer véritablement à certains publics en difficulté une future intégration sociale (et pas seulement scolaire) digne de ce nom : l’EREA-DV de Villeurbanne, mais aussi, au niveau des collèges publics, les classes de SEGPA (Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) et la structure SESSAD (Services d’Education Spéciale et de Soins à Domicile) également menacées à terme, et, pour le premier degré, les CLIS (Classes d’Intégration Scolaire) dont celle de La Mulatière ;

 

♦  le maintien et le renforcement d’un service public laïc d’éducation assuré par l’Etat, et doté de moyens justes et suffisants pour :

- assurer sa mission fondamentale d’instruction, de formation, d’éducation, et d’insertion sociale de tous ses citoyens sans distinctions d’aucune sorte ;

- préserver et conforter une cohésion sociale plus que jamais menacée »

 

 

 

Ils signalent le piètre état des bancs du terrain d’aventure, les tas d’encombrants au pied des immeubles dûs au nouveau système de ramassage qui ne concerne que les plus de 60 ans et est payant pour tous . Il demande aussi que soit organisé l’année prochaine un ramassage des sapins de Noël pour en faire du compost comme le fait la ville de Lyon et d’autres communes au sein du Grand Lyon.